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15/09/2015

Déclaration 2015 de la Fédération Protestante Française concernant les réfugiés

Persévérer

fbe49d1950Depuis un an, le Protestantisme français s’est engagé via la Fédération de l’entraide protestante dans les actions d’accueil des réfugiés syriens et irakiens.
L’appel lancé par la FPF en septembre 2014 auprès des membres des Eglises et au-delà d’elles, a été largement entendu.

Nous voulons exprimer notre vive reconnaissance à tous ceux qui se sont mobilisés depuis et témoigner de la générosité dont les français font preuve dans l’accueil inconditionnel de ceux qui leur sont confiés.

”Le devoir d’hospitalité, c’est maintenant” (thème de l’AG 2015 de la Cimade)
Alors que l’Europe entière est placée devant ses responsabilités, la FPF, avec le concours de ceux qui ont une responsabilité à assumer : les élus et en particulier les maires, les acteurs sociaux, les membres d’associations, veut persévérer dans son effort et encourager tous ceux qui désirent s’engager.

Résister
Des voix se font entendre pour dénoncer l’afflux de réfugiés ou de migrants comme un fardeau supplémentaire impossible à porter. La FPF appelle chacun à résister à cette dénonciation trompeuse qui empêche de voir l’étranger dans sa pleine humanité. La France est un pays d’immigration et une terre d’asile, c’est ainsi que les français portent un trésor culturel, spirituel, économique et social dont les immigrés peuvent aussi revendiquer la paternité avec fierté.

Rendez-vous de la semaine du 13 au 20 septembre 2015

Mardi 15

  • Le comité œcuménique se réunit à 17h30 au Fust.
  • La rencontre de prière à 18h30 au Fust.
  • Le conseil presbytéral à 18h45 au Fust.
  • La commission musicale à 20h30 au Fust

 

Mercredi 16

  • Le groupe de l’ACAT se réunit à 15h à l’Eglise St James.
    Si une personne veut bien y représenter notre Eglise, en informer notre pasteur.
  • A partir de 20h, reprise des répétitions de la chorale Gospel’Ensemble, au Fust sous la fidèle direction de Jean-Pierre F.

 

Jeudi 17 à dimanche 20

  • Le temple accueillera de jeudi à dimanche une exposition de photographies, à l’occasion des journées du patrimoines.
    Auguste G et Jean-Pierre Ch cherchent encore des personnes qui assureront les permanences de cette exposition.
  • Le vernissage de l'exposition aura lieu mercredi 16 à 18h30.

 

Dimanche 20

  • Notre culte sera célébré au temple par le pasteur Jean-Claude ILL.

 

12/09/2015

Prédication du 13 septembre 2015

Culte des Familles

Prédication de Pierre-André Schaechtelin sur le thème : Tous étrangers

Textes : Genèse chapitre 12 versets 1 et 2.

Lien vers le texte de la prédication

Texte de la prédication du 13 septembre 2015

Prédication s'adressant à l'ensemble de la communauté mais plus particulièrement aux enfants :

 

Nous sommes étrangers…

 

·        Qui a changé d’école à cette rentrée ?

·       Qui a déménagé à cette rentrée ?

 

Je vais vous parler d’un homme qui a lui aussi déménagé un jour de sa vie.

 

Dieu a dit un jour à cet homme :

« Quitte ton pays,

ta famille

et la maison de ton père

et va dans le pays que je te montrerai. »


ça vous rappelle une histoire de la Bible que vous connaissez déjà, ou pas ?

 

la Bible est pleine de gens qui bougent, voyagent, déménagent, vont d’un pays à l’autre.

 

Parfois c’est volontairement, parfois ils sont forcés à le faire.

 

quel est le nom de ce personnage à qui Dieu a dit un jour 

« Quitte ton pays,

ta famille

et la maison de ton père

et va dans le pays que je te montrerai. » ?

[…]

 

Dieu a invité Abraham

à se mettre en route,

à quitter son pays, sa famille, ses habitudes et ses certitudes pour aller ailleurs.

 

Ecoutez cette histoire dans la Bible : lecture Genèse chap 12. versets 1 et 2

 

Comment est-ce qu’on appelle une personne qui arrive dans une région ou un pays qui n’est pas le sien ?

[…]


Dieu a fait d’Abraham un étranger dans un pays qu’il ne connaissait pas.

 

Qui parmi nous a déjà pu dire un jour : « là où j’habite, je suis un étranger » ?

[…]

 

Ca nous amène à nous poser la question : « A quoi on voit que quelqu’un est étranger ?… qu’est-ce qu’il a de différent des autres ? »

[…]

 

Un étranger c’est quelqu’un qui est différent.
Un étranger c’est quelqu’un qu’on ne connaît pas.
Un étranger c’est quelqu’un qui vient d’un autre pays.
Un étranger c’est quelqu’un qui mange autrement.
Un étranger c’est quelqu’un qui parle autrement.
Un étranger c’est quelqu’un qui écrit autrement.
Un étranger c’est quelqu’un qui a une autre couleur de peau ou de cheveux.
Un étranger c’est quelqu’un qui a une autre religion.
Un étranger c’est quelqu’un qui pense autrement.
Un étranger c’est quelqu’un vit autrement.
Un étranger c’est quelqu’un qui s’habille autrement.

 

Abraham a connu tout cela dans le pays où il est arrivé.

 

Mais si on réfléchit un peu, on se rend compte que nous sommes tous des étrangers dans notre vie.

 

Je vous donne trois exemples :

 

1.     Quand j’avais huit ans, mes parents on déménagé loin de là où on habitait, mais dans le même pays. On était en ville et on est arrivé à la montagne. Eh bien vous savez que pendant un bon moment, je me suis senti vraiment étranger : j’étais différent, ma manière de parler était différente, mes habitudes étaient différentes, ma nourriture était différente ! et dix ans plus tard, j’ai dû retourner habiter en ville pour mes études : tout était à recommencer, j’étais à nouveau un étranger. Ce n’était pas une souffrance, mais juste un changement.

 

2.     le deuxième exemple est tout différent. C’est un exemple où il y a vraiment une souffrance : C’est l’histoire d’un garçon de dix ans qui s’appelle Malek et qui habitait en Syrie, c’est un pays qui n’est pas très loin de l’Europe. Il y a la guerre dans son pays. Sa vie est en danger. Il y a des gens qui veulent le faire mourir, lui et sa famille, à cause de leur manière de penser et de croire en Dieu. Alors ils doivent s’en aller pour sauver leur vie. Ils doivent quitter leur pays et le voyage est très dangereux. Certains meurent pendant le voyage, d’autres arrivent à rejoindre un pays qui ne leur fait pas la guerre. Ils cherchent un refuge dans le pays où ils arrivent, c’est pourquoi on les appelle des réfugiés.

Est-ce qu’il en arrive en ce moment des réfugiés en France ?

Vous allez en rencontrer des étrangers qui sont des personnes réfugiées.

Et là souvenez-vous d’une chose qui sera mon 3ème exemple.

 

3.     mon 3ème exemple, c’est notre histoire à nous tous. Nous ne le savons peut-être pas encore, mais nous sommes tous des étrangers sur la terre.

 

La Bible nous le dit par l’apôtre Pierre :  « vous êtes tous des étrangers et voyageurs sur cette terre ».

Ça veut dire quoi ?

Un jour on naît à un endroit, pendant sa vie on bouge, on déménage, on part d’un endroit, on arrive à un autre.

Et puis un jour, que se passe-t-il ? A la fin de notre vie… on meurt… on quitte cette terre.

Un jour on arrive sur la terre, et un jour on quitte cette terre.

Vous voyez, nous sommes tous des étrangers et  des gens de passage sur la terre !

 

Aucun pays ne nous appartient.

Nous recevons des choses en arrivant sur la terre, et nous les laissons le jour où on quitte cette terre.

 

C’est à Dieu que le monde appartient !

 

Pensons à cela quand nous rencontrons des personnes qui viennent de Syrie, ou d’un autre pays africain par exemple. Ils sont peut-être des étrangers, des gens de passage, mais nous tous aussi nous sommes des gens de passage sur cette terre.

 

Je suis dans un sens partout chez moi (citoyen du monde) et dans un autre sens je ne suis nulle part chez moi pour toujours, je reste un étranger et un voyageur sur la terre.

 

Alors quand je rencontre un étranger, il faut que je me souvienne d’une chose que Jésus a dite un jour :

 

Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux !

 

Vous vous sentez étranger, lui/elle aussi

Vous ne vous sentez pas tjrs compris...

Vous vous sentez parfois tout seul...

 

Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux !

 

11/04/2015

Quand les louveteaux rendent visite à la Paroisse

EEUdF Paques 2015-1.jpgNous avons reçu la visite des louveteaux et de leurs beaux gâteaux ce dimanche de Pâques 2015.

 

Merci aux mamans et aux paroissiens !

08:38 Publié dans 6- EEUdF | Lien permanent | Commentaires (0)

Camp d'été louveteaux 2015 - Là où le tout premier camp scout a eu lieu en 1907

EEUdF 2015-04.jpg
 
Les louveteaux de Montélimar et Livron-Loriol se lancent dans un projet d’échange inter-culturel de grande envergure cet été. Ils partent à l’aventure en Angleterre, sur l’Île de Brownsea, où a eu lieu le tout premier camp de scoutisme, organisé par Sir Baden Powell, en 1907. Ils vont découvrir le scoutisme anglais, la culture du Royaume-Uni, rencontrer et échanger avec des scouts anglais de leur âge. Pour vivre cette merveilleuse aventure tous ensemble, ils se mobilisent depuis le début d’année afin de proposer le voyage à un tarif abordable pour tous, et ce 5 janvier, ils se joignent à la paroisse de Montélimar pour partager un temps fort de la vie de la paroisse et vous présenter ce projet. 

 

08:17 Publié dans 6- EEUdF, Camps | Lien permanent | Commentaires (0)

07/12/2014

Texte de la prédication du 7 décembre 2014

Marc 1 verset : 1 à 8

 

Nous savons que les Évangélistes ont eu comme premier souci d’amener les juifs de la synagogue à découvrir que Jésus était bien le messie qu’ils attendaient. Ils ont été amenés   à présenter les paroles et les actes de la vie de Jésus de manière un peu différente selon leur vécu. Ceci dit, il y a une constante que l’on retrouve dans tous les évangiles c’est la   référence à l’Ancien testament et aux traditions juives auxquelles  Jésus lui-même s’était référé.

 

Matthieu et Luc ont choisi, pour amener leurs lecteurs à Jésus de commencer leur Évangile par la généalogie et le récit de la naissance. Ils ont perçu cette naissance comme miraculeuse tant Jésus les a marqué et leur souci  a été de montrer que tout cela s’enracinait dans l’Ancien testament, autrement dit dans la foi juive. Leur méthode consistait à greffer Jésus dans le cadre de la conscience collective du peuple juif. C’est ainsi que Joseph apparait sur bien des points semblable au Joseph de l’Exode : Dieu communique avec lui par rêve, il sauve l’enfant en l’emmenant en Égypte.  Son père s’appelle Jacob. Le nom de Myriam ( Marie) est celui de la sœur de Moise qui joue un grand rôle pour sauver Mois. Élisabeth dont le nom n'apparait qu'une fois dans la bible est celui de la femme D’Aaron  frère de Moise. Tout se passe comme si la famille de Moise et celle de Joseph avaient servi à façonner celle de Jésus. Il y a des confusions de lieux, de temps, voire des contradictions dans ces récits de naissance entre Matthieu et Luc, Mais comme je vous l’ai dit les Écritures sont étrangères à la logique et n’obéissent pas à la raison. Ne cherchons pas la logique et la cohérence dans ces textes. Nous en enlèverions le sens. La venue de Jésus dans ce monde est un mystère . Il serait vain, voire dangereux de vouloir l’expliquer. Je vous invite à rester au seuil de ce mystère et de ne pas procéder à un forçage de la limite. Si on saute à pied joint sur ce mystère, alors on le rate. On met à sa place une prétendue vérité, on le troque contre une erreur. Tenons-nous devant les textes de la naissance de Jésus comme on se tient sur une falaise pour contempler le monde, pour profiter du panorama. Mais attention, si on veut aller plus loin. Ce serait se perdre. Réjouissons-nous de cette venue de Jésus.

 

Marc a choisi de commencer son évangile directement par Jean Baptiste. Pas de récit de la naissance. il est vrai qu’il écrit en 70 et comme Paul quelques années avant, il n’a pas besoin d’ajouter du merveilleux  pour nous faire aimer jésus. Les souvenirs de jésus sont encore très présents. Marc commence son Évangile en nous présentant Jean Baptiste comme celui annoncé par les prophètes Malachie et Essaie. Jean Baptiste crie dans le désert et invite le peuple à préparer les chemins du seigneur.  Avant le messager, le prophète préparait le chemin du Seigneur. Ici c'est tout le peuple qui doit préparer ce chemin.

 

Jean-Baptiste est chargé de demander aux gens de se convertir (ou se repentir selon les traductions) pour recevoir Dieu à travers Jésus le Christ. C’est à ceux qui l’écoutent de préparer le chemin. Il crie dans le désert. Il est habillé de vêtements de poils de chameaux  et se nourrit de sauterelles et de miel sauvage pour être conforme au désert. Il manifeste ainsi qu’il renonce à toute forme de puissance  «il  vient après moi celui qui est plus puissant que moi » le désert étant le lieu du renoncement et de la dépendance à l’oasis et à l’animal providentiels rencontrés sans que l’on ait pu les chercher. Comme l’oasis vient dans le désert à la rencontre de celui qui marche, Dieu vient en Jésus Christ à notre rencontre. Il suffit de ne pas passer à côté de la rencontre. Par son modeste habit et ses repas frugaux, Jean s’identifie au désert. Il ne veut pas faire obstacle à la rencontre avec Dieu. Jean ne veut pas susciter l’envie à son bénéfice. Ce  n’est pas lui que l’on doit suivre. Il s’efface devant Jésus- Christ.

 

Jean-Baptiste prêche le baptême de repentance pour la rémission des péchés. Sans repentance la rencontre avec le Christ vivant est impossible. Dieu restera mal connu.

 

Nous avons du mal à comprendre cette histoire de péché ou lorsque nous croyons la comprendre, nous imaginons qu’il faut être pur, avoir une vie parfaite, irréprochable,  pour rencontrer Jésus. Cela va à l' encontre de la conviction qu'il nous lave de tous péchés.  Mais tout cela demande une explication. Qu’est-ce que le péché ?

 

Dans l’Église comme en dehors, on a réduit le péché à un acte mauvais, à nos fautes, à nos erreurs, à nos mauvaises pensées, à la domination de nos pulsions ou encore à un manque de droiture. Le péché est du domaine de la morale.  C’est ainsi que l’Église a classé ces actes mauvais selon leur importance : péché véniel, péché mortel, péchés capitaux. Elle a mis en place des techniques comme l’examen de conscience, l’ascèse, le jeune, la confession, la prière, l’érémitisme, les mortifications, dont le but était d’atteindre une vie parfaite, pure et de mériter une place auprès de Dieu.  Je note au passage que les nouvelles techniques de travail sur soi,  de développement personnel du corps comme de l’esprit, tant prônées par notre société, ont le même objectif à savoir transformer notre vie en œuvre d’art avec le salut en moins. C’est une tentative d’auto fabrication, de création par soi même.

 

La réforme a voulu s’émanciper de cette classification des péchés en faisant de celui-ci  une désobéissance aux lois de la bible.   Elle s’est écartée de la notion de péché originel voulue et promue par Saint Augustin pour rappeler que l’homme est une créature de Dieu, à l’image de Dieu et qu’il vit par grâce et non parce qu’il est capable de construire sa propre vie. Elle a par ailleurs élargit la notion de  péché à une responsabilité collective et au corps de l’Église. Celle-ci est invitée à reconnaitre ses fautes et ses erreurs. C’est ce que nous faisons  dans la liturgie. Ceci dit, la notion de péché comme faute morale uniquement revient sans cesse au galop parmi les chrétiens de toutes sensibilités. Peut-être même dans le cœurs de tous les humains.

 

Cette conception qui réduit le péché à l’éthique ( à la faute morale) ne prend en compte ni la force ni la profondeur du péché. En effet dans la bible le péché  est une détérioration de ma relation avec Dieu, d’avec mon prochain et d’avec moi-même. On peut avoir un comportement moral impeccable et être pécheur. C’était le cas des pharisiens du temps de jésus qui appliquent scrupuleusement la loi. En pensant à eux Luther souligne que « les pécheurs honnêtes » ne sont pas moins pécheurs que les malhonnêtes.  Vivre dans le péché ce n’est pas vivre dans la débauche, c’est vivre loin de Dieu. La débauche comme tous les actes mauvais ne sont que la conséquence de l’éloignement de Dieu. Mais vivre loin de Dieu c’est aussi penser Dieu tel qu’il n’est pas, avoir une mauvaise conception de Dieu, une mauvaise idée de ce qu’est Dieu. D’où la nécessité de chercher à connaitre Dieu à travers la prière, la lecture de la bible, la relation au prochain, mais aussi la science et toutes les  choses du monde. C’est pour que nous puissions mieux connaitre Dieu que JB attire notre attention sur Jésus. C’est lorsqu’ils auront reconnu l’éloignement  de Dieu et la mauvaise perception  qu’ils en ont que les contemporains de Jésus pourront préparer le chemin qui leur permettra de recevoir jésus qui révèle  et conduit à Dieu. Jusques là ils croyaient que la loi suffirait. Ce n'est pas le cas. Recevoir Jésus, c’est recevoir Dieu dans sa vérité. Jésus est le messager de Dieu par la parole bien sûr mais plus encore par l' incarnation.  Reconnaitre Jésus c’est entrer en contact avec Dieu. Jésus nous lave de tout péché signifie qu’il nous permet de rencontrer Dieu et nous en donne une meilleure connaissance .

 

Juste une remarque si nous en avons le temps: Le terme de péché n’a pas bonne presse. Un théologien américain, allemand d’origine juive réfugié aux USA sous le troisième Reich, lui préfère le terme d’aliénation. Nous sommes aliénés lorsque nous ne sommes pas ce que nous devrions être et ce que nous aimerions être. Pour y arriver, on peut avoir recours à la loi. C’est ce qui se passe avec la loi de Moise. Les religions d’ailleurs enjoignent à leurs fidèles d’obéir à des commandements. Quant à la philosophie elle énonce elle aussi  des règles de conduites pour atteindre la sagesse.  Il y a bien opposition entre la vie que nous menons et celle qui serait souhaitable.

 

Mais une loi n’est efficace, ne rempli bien sa fonction que lorsqu’elle formule une exigence que nous portons en nous, mais que nous percevons mal et que nous n’arrivons pas à concrétiser.  Cette exigence, il faut la distinguer, la cerner. C’est ce que  demande JB et le baptême signifie bien qu’il y a changement parce que je deviens conscient que ce qui est bon pour moi je ne peux l’atteindre ni  par ma force, ni par ma volonté ni par la loi .  Celle-ci reste inopérante si je ne reconnais pas que ce qu’elle demande est bon pour moi. Je le vivrai  comme une obligation, comme une contrainte. Si je suis convaincu que la loi  est bonne et utile je n’aurai plus besoin d’elle. Le "bon" dont elle sensée être porteuse  s'accomplira automatiquement. Je ne la percevrai pas comme un arbitraire qui m’est imposé. Le baptême de Jean-Baptiste, ne supprime pas la loi mais ce qui était imposé devient une évidence et permet de recevoir Jésus, le Christ qui montrera ce que devient la loi lorsqu’elle et vécue. L’eau est le signe que la place est faite pour recevoir l’esprit. L’eau est le signe que la loi est accepté, elle est fondue dans l’être même, l’esprit de Dieu peu advenir. L’eau en elle même n’a pas d’effet, elle signifie que place est faite à la présence de Dieu. C’est pour cela que Jésus est baptisé mais sans confession car cette place était déjà prête chez lui. L'Esprit descend sur lui au moment même du baptême. 

 

Aujourd’hui qu’il est important de se rappeler que les Évangile ont pour but premier de nous faire rencontrer Jésus pour mieux connaitre Dieu. Tout être humain se fait une idée de Dieu. C’est à partir de cette idée qu’il est rejeté  (les incroyants) ou accepté (les croyants). Le plus souvent d’ailleurs il est ignoré et laissé de côté à moins qu’il ne se passe quelques événements exceptionnels et le plus souvent douloureux.  Quoiqu’il en soit Dieu est toujours cherché dans le surnaturel. Au ciel. Hors du monde. Jésus nous ramène à la réalité. A la vie de tous les jours. Pour connaitre Dieu il n’est pas nécessaire de spéculer. Il suffit de regarder aux paroles et aux actes de Jésus. A travers Jésus, on découvre et on comprends : 

 

  • Que Dieu est amour. A travers jésus,  Dieu pousse à se soucier des autres. A prendre au sérieux leur souffrance. A travailler pour leur délivrance. Comme le fait Jésus.
  • Que Dieu rejette la violence. Jésus n’applique pas la loi du talion en vigueur, il acceptera de mourir plutôt que d’entrer en guerre contre ceux qui lui en veulent. Les premiers chrétiens mourraient en martyr plutôt que de se défendre par la violence, les anathèmes et autres condamnations verbales. Il y a là une vrai question pour le chrétien: sommes nous prêt à donner notre vie plutôt que de prendre celle des autres?  Je suis convaincu que cela changerait la face du monde comme celle des premiers martyrs l'a changé dans les trois premier sicle de notre ère. ( Je na parle pas de l' armée où la question se pose autrement).
  • Que Dieu ne s’attribue aucun pouvoir. Aucune richesse. Jésus restera pauvre refusant de prendre partie, suspendant tout assentiment : « rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Il n’a pas besoin de s’associer à des forces politiques, religieuses ou sociales pour agir et pour que la justice règne L’élan se vie qui est en lui est largement suffisant pour lui dicter ce qu’il doit faire.

 

Bien sûr il est possible de rencontrer Dieu autrement. D’autres religions, d’autres mouvements proposent d’autres démarches. Reconnaissons-les avec respect. Veillons seulement à ce que Dieu reste bien celui qui a ses attributs de justice, de paix et d’amour et osons dire NON lorsque le Dieu de Jésus Christ est trahi y compris par ceux qui se réclament du christianisme. En effet la religion chrétienne n’a pas toujours reconnu le Dieu de Jésus Christ dans ce qu’il est. Noël vient nous rappeler qu’en Jésus se donne un Dieu bien particulier et qu’en nous faisant connaitre ce dieu là Jésus est bien un sauveur qui nous arrache à l’esprit du monde. Un sauveur né dans une étable, d’une jeune femme bien fragile, d’une famille bien modeste, menacé par tous les pouvoirs, politiques, religieux.  Noël est bien la fête d’une lumière qui se lève pour l’humanité tout entière dans la plus grande humilité. 

Prédication du 7 décembre 2014

Prédication de Serge Soulier sur le thème de : Baptiste

Texte : Evangile de Marc chapitre 1 versets : 1 à 8

Lien vers le texte de la prédication

 

 

26/10/2014

Prédication du 26 octobre 2014

Prédication d'Alain Becker sur le thème : Sainte Colère

Textes :

- Livre de Job versets du chapitre 32 connus sous le nom de "Discours d'Elihou".

- Évangile de Marc chapitre 1 versets 39 à 45

Lien vers le texte de la prédication

24/10/2014

Texte de la prédication du 24 octobre 2014

LECTURE  BIBLIQUE  I 

 

Livre de Job, les versets du chapitre XXXII connus sous le nom de « discours d’Élihou »

 

Les trois_hommes cessèrent de répondre à Job, parce qu’il se regardait lui-même comme juste. Alors s’enflamma la colère d’Élihou… Sa colère s’enflamma contre Job parce qu’il se disait juste devant Dieu. Sa colère s’enflamma contre ses trois amis, parce qu’ils ne trouvaient rien à répondre et que, néanmoins, ils condamnaient Job. Comme ils étaient plus âgés que lui, Élihou avait attendu pour parler à Job. Mais Élihou avait vu que ces trois hommes n’avaient plus de réponse à la bouche, et sa colère s’était enflammée.

 

Élihou… dit : je suis jeune, et vous êtes des vieillards. C’ est pourquoi j’ai tremblé et j’ai craint de vous expliquer mon savoir. Je me disais: « l’âge avancé saura parler, le grand nombre des années fera connaître la sagesse ». Mais en réalité, dans un homme, c’est l’esprit, le souffle du Tout-Puissant qui lui donne l’intelligence ; beaucoup d’années ne donnent pas la sagesse, et ce ne sont pas les vieillards qui comprennent le droit…

 

Moi je veux expliquer mon savoir car… l’esprit me presse au-dedans de moi. Au-dedans de moi c’est comme du vin sous pression, comme des outres neuves qui vont éclater. Je parlerai donc pour respirer à l’aise, j’ouvrirai mes lèvres et je répondrai. Je ne ferai pas de considération de personne et je ne flatterai pas un être humain car je ne sais pas flatter et que mon Créateur me gronderait bien vite ! ».

 

 

LECTURE  BIBLIQUE  II 

 

Évangile de Marc, chapitre I, versets 39 à 45 dans la traduction œcuménique de la Bible

 

Jésus alla par toute la Galilée : Il prêchait dans leurs synagogues et chassait les démons. Un lépreux s’approcha de Lui, le supplie et tombe à genoux en disant : si Tu le veux, Tu peux me purifier ! Pris de pitié, Jésus étendit la main et le toucha. Il lui dit : Je le veux, soit purifié ! À l’instant, la lèpre le quitta et il fut purifié. S’irritant contre lui, Jésus le renvoya aussitôt. Il lui dit : garde-toi de ne rien dire à personne, mais va te montrer au prêtre … : ils auront là un témoignage.

 

Mais une fois parti, le lépreux guéri se mit à proclamer bien haut et à répandre la nouvelle, si bien que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville et restait dehors en des endroits déserts. Et l’on venait à Lui de toutes parts.

 

Seigneur, Ta Parole est la Vérité. Sanctifie-nous par Ta vérité.

 

 

PRÉDICATION

 

Dans le récit de la guérison du lépreux, tout au début de l’ Évangile de Marc, se trouve une mention tellement choquante que, depuis deux mille ans, les copistes font tout pour la cacher. Dans certaines traductions il est dit que Jésus S’est mis en colère, dans d’autres que Jésus parla avec sévérité. La traduction œcuménique a choisi la voie médiane de Jésus qui s’irrite. Nos traductions d’aujourd’hui disent: pris de compassion, Jésus toucha le lépreux. Mais la traduction littérale des manuscrits dit : Jésus, en colère, toucha le lépreux… La langue française a tiré de cet épisode l’expression courante : sainte colère.

 

Mais un Jésus en colère, est-ce bien correct ?

 

L’Évangile n’est pas du tout « religieusement correcte ». Ce n’ est pas un conte de fées avec des personnages généreux, parfaits, ne se mettant jamais en colère, toujours disponibles, pleins d’amour, de douceur et de foi. Dans la Bible, il est 75 fois question de la colère de Dieu, 44 fois divers groupes se mettent en colère, 10 fois des personnes sont pris de colères noires, comme Moïse, grand prophète parmi les grands s’il en est. Jésus Lui-même n’est pas ce personnage « peace and love », doux, toujours conciliant, planant hors du monde et des sentiments humains dans une sorte de trip spirituel.

 

Les bonnes âmes pieuses veulent cacher le Jésus réel, le Jésus qui vit comme nous, le Jésus qui a des craintes, des désirs, des joies, des peines, des pleurs et des sentiments. Pourtant, tout cela n’empêche absolument pas que Jésus soit de nature divine. Au contraire, cela donne du sens à Sa divinité et nous dit que l’incarnation n’est pas une simagrée, que le divin ne s’ oppose pas à l’humain mais qu’il le complète et le transcende.

 

POURQUOI  JÉSUS  AURAIT_ÉTÉ  EN COLÈRE  CONTRE  LE  LÉPREUX ?

 

Il y a trois raisons à cela.

 

1) La première est que le lépreux force la main à Jésus. En effet, la lèpre était, dans les conditions d’hygiène de l’époque, très contagieuse. C’est pourquoi un lépreux devait rester à distance de tout le monde. En s’approchant de Jésus, le lépreux le contamine et Le rend impur selon la Loi.
Alors, à partir de ce moment là, il n’y a plus que deux possibilités pour Jésus : soit se trouver condamné à vivre, avec le lépreux, la même vie que les lépreux, soit le guérir.

 

2) La deuxième raison est que guérir un lépreux était très compromettant. À l’époque, guérir un lépreux, c’était ressusciter un mort, c’était un signe messianique. Opérer cette guérison était pour Jésus une sorte de coming out. C’était affirmer publiquement qu’Il était le Messie, chose qu’Il n’était apparemment pas prêt à faire tout de suite.

 

3) Les religieux de l’époque pensaient que la lèpre était une juste punition divine, la conséquence d’un péché, d’une impureté religieuse. Accepter de guérir un lépreux sans autre forme de procès, c’était brader le pardon de Dieu…

 

Ainsi, Jésus savait qu’en acceptant de guérir le lépreux, Il se condamnait à être vu comme le Messie et à Se mettre à dos toutes les autorités religieuses du pays.

 

Est-ce que, dans ces conditions, accepter de Se faire forcer la main par le lépreux est ce qui a mis Jésus en colère ? On ne sait. Quoi qu’il en soit, ce qui est à remarquer, c’est que Jésus a quand même guéri le lépreux. Cela a eu, pour Lui Jésus, un coût important (et Sa réaction montre qu’Il en avait tout à fait conscience). Cependant Jésus agit quand même… Pour nous cela est une leçon : quand nous donnons, quand nous servons, cela ne doit pas être fait avec une calme indifférence. Croire et servir sont des luttes, contre soi-même, au besoin contre les autres, en tout cas contre le fil trop lisse de la prudence raisonnable !

 

LA  CHARITÉ  C’EST  DE  LA  COLÈRE !

 

Il y a une autre issue pour ceux qui préfèrent ne pas attribuer à Jésus des sentiments trop humains ou pas tout à fait comme l’exige la morale plan plan des enfants de chœur. Cette autre issue, c’est de penser que la colère de Jésus n’était pas dirigée vers le lépreux, mais contre sa situation. Jésus a peut-être été pris d’un immense sentiment de révolte en voyant cet homme souffrant d’une telle maladie et surtout en le voyant rejeté par les autres à cause de cette maladie – sans que la société ou la religion lui apporte la moindre compassion. Non seulement le lépreux était malade, mais en plus il était condamné à vivre dans la plus extrême pauvreté, comme une bête, loin des villes, à l’écart de ses concitoyens, privé de toute pratique religieuse, interdit d’accès au Temple, etc.

 

Oui, c’est en voyant comment les religieux culpabilisaient cet homme parce qu’il était malade, que Jésus a pu se mettre en colère et qu’Il a pu prendre le risque de faire un acte de guérison particulièrement compromettant, et qu’Il a envoyé ensuite le lépreux vers les prêtres afin de leur servir de leçon.

 

Cette interprétation est celle du courant de pensée appelé le christianisme social pour qui la tolérance est une bonne chose quand_il s’agit de foi ou d’appartenance politique. Mais, pour ces chrétiens sociaux (ACAT, William Booth, CIMADE, abbé Pierre, Albert Schweitzer), il y a dans notre société de l’intolérable, des révoltes nécessaires, des combats à mener et de saintes colères créatrices.

 

« Au déclin du XIXème siècle agonisant dans une Europe fatiguée et blasée, religieusement exsangue, Willian Booth crée l’ARMÉE DU SALUT (1878) comme une formidable révolte démocratique et spirituelle en une explosion de vie, de joie, de certitude et d’enthousiasme » (Wilfred Monod). Dans son manifeste, Booth écrit (traduction par Frédéric Dard) : « Il n'y-a qu’une vertu au monde, la charité ! Et la charité c’est de la colère car la charité consiste à s’indigner. La charité ce n’est pas de pleurnicher sur la misère du monde, mais de la combattre ! La charité n’est pas humble, elle est belliqueuse ! La charité c’est de l’amour ! Et en amour, il ne faut pas s’aplatir, car c’est inopérant et négatif ! La carpette ? Jamais ! Dieu a horreur des serpillères ! ».

 

Ceci bien sûr est en relation avec le passage du début du Nouveau Testament (Matthieu V/13-16) qui parle du sel de la Terre, et aussi avec le passage de la fin du NT (Apocalypse III/ 16) : Je connais tes œuvres : tu n’es ni froid ni bouillant ! Ainsi, parce que tu es tiède et que tu n’es ni froid ni bouillant, Je vais te vomir de ma bouche !

 

Face à la signification profonde de tels propos, nous ne pouvons que nous réjouir du choix récent de la FONDATION NOBEL pour ses lauréats 2014.

 

Il s’agit d’une part d’une gamine musulmane que des extrémistes obtus ont tenté d’assassiner car elle leur apparaissait comme un grave danger : celui d’être le parangon des femmes éduquées, instruites, libres de penser et de savoir.

 

Il s’agit d’autre part d’un hindouiste risquant sa peau plus souvent qu’à son tour pour arracher des enfants à l’esclavage d’un travail précoce les privant de tout épanouissement – de quelque nature qu’il soit.

 

Oui, les chrétiens n’ont pas le monopole de la Justice ! C’était déjà ce que clamait Madame Rosa Parks en refusant, le 1er décembre 1955, de se lever d’un bus de Montgomery où seuls les blancs, tous protestants faut-il le préciser, avaient le droit de s’assoir ! De sa sainte colère est né le Mouvement des droits civiques qui va révolutionner les États Unis d’Amérique sous la conduite d’unpasteur de 26 ans : Martin-Luther King.

 

À ceux qui douteraient de la capacité de nos Églises réformées à générer encore de telles colères libératrices, permettez-moi de rappelerqu’à seulement deux heures d’ici, en Vaucluse, sur la rive septentrionale de la Durance, se trouve le village de Mérindol, célèbre pour être le lieu emblématique du massacre des vaudois en 1545. Au bord de la route départementale 973 se trouvent côte à côte les vestiges des maisons d’où ont émigré en 1685 deux familles huguenotes célèbres. La première est celle du pasteur Daniel Malan (1874/1959) qui a instauré le régime d’apartheid en Afrique du Sud à partir du 26 mai 1948. La seconde est celle de Frédérik de Klerk (né en 1936), forme afrikaner du provençal « Leclerc ». Ce de Klerk, devenu président de la République Sud-Africaine, abolit l’apartheid le 30 juin 1991 suite à une « sainte colère » née vingt ans plus tôt au contact épineux des amis politiques de Daniel Malan…

 

 

Voyez-vous, frères et sœurs, de fortes colères peuvent être libératrices !   Que le Seigneur nous soit en aide afin que nous sachions discerner les saintes colères que nécessitent aujourd’hui, que nécessiteront à coup sûr demain, les situations_alentours !