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18/09/2016

Prédication du 18 septembre 2016

Prédication de Pierre-André Schaechtelin

Texte : Jean 10.11 à 16 / 1 Pierre 2 .4 à 10 et 4. 10-11 / Apocalypse 1. 4 à 6

Lien vers le texte de la prédication

Texte de la prédication du 18 septembre 2016

Jean 10.11 à 16 / 1 Pierre 2 .4 à 10 et 4. 10-11 / Apocalypse 1. 4 à 6

Montélimar - Pasteur Pierre-André Schaechtelin

Le sacerdoce universel des croyants

 

La marche de protestants pour la liberté de conscience, telle est le thème de l’exposition qui nous entoure ce matin dans ce temple. Je comprends la liberté de conscience dont il est question dans cette exposition, comme une conséquence de la prise de la conscience de la Réforme au sujet de ce qu’on appelle le sacerdoce universel, notion sur laquelle j’aimerais m’arrêter ce matin, en lien donc avec le thème de la liberté de conscience. Deux lectures sous-tendront ma prédication, nous allons les entendre maintenant :

 

Jean 10, 11-16

Moi, je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire, qui n'est pas berger et à qui les brebis n'appartiennent pas, voit venir le loup, abandonne les brebis et s'enfuit. Et le loup s'en empare et les disperse. C'est qu'il est mercenaire et qu'il ne se met pas en peine des brebis. Moi, je suis le bon berger. Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et comme je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là, il faut aussi que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. 

 

1 Pierre 2. 4-5, 9-10

Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu, et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, en vue d'offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ .

Vous, par contre, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple racheté, afin d'annoncer les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière ; vous qui, autrefois, n'étiez pas un peuple et qui, maintenant, êtes le peuple de Dieu ; vous qui n'aviez pas obtenu miséricorde et qui, maintenant avez obtenu miséricorde.

 

Jean 10

Arrêtons-nous d’abord sur l’Evangile selon Jean, au chapitre dix. Après avoir dit « moi je suis le bon berger », Jésus parle des brebis qui sont encore à venir, et il ajoute : « elles entendront ma voix et il y aura un seul troupeau et un seul berger ». Il n’est pas habituel de prendre ce texte à l’appui du sacerdoce universel, mais je le fais car il est question ici du fait que tout ce qui peut séparer, hiérarchiser, désunir les brebis entre elles se trouve anéanti par la mission de Jésus, seul berger, à la tête d’un seul troupeau.

 

C’est bien ça le sacerdoce universel des croyants : tous nous sommes connus de Dieu, tous nous sommes appelés par Dieu à son service, tous nous recevons la grâce d’entendre cet appel et d’y répondre. Personne n’est élevé au dessus des autres, personnes ne peut se réclamer d’un titre pour dominer ses frères et sœurs, tous nous sommes au service de celui qui s’est mis lui même au service de l’humanité pour la réunir en une seule famille de Dieu. Les chrétiens ne forment pas deux corps : un corps laïc et un corps ecclésiastique, mais un seul corps au service de Dieu. Luther parle dans le Traité de la liberté chrétienne de la dignité sacerdotale dont sont revêtus tous les chrétiens, et il nous livre cette image parlante : « Le Christ n’a pas deux corps, l’un laïque et l’autre ecclésiastique : il est une tête et il a un corps ».

 

En même temps, ce corps que nous formons est appelé à marcher vers sa liberté de conscience, car c’est d’une marche qu’il s’agit comme le montre cette exposition. Une marche vers notre liberté à tous, c'est-à-dire vers cette réalité selon laquelle aucune personne ni aucune institution n’a le droit de penser à notre place. Et je trouve important de dire que c’est une marche comme le fait cette exposition, parce que penser librement c’est le travail de toute une vie. Ça ne vient pas d’un jour au lendemain. Car je vais peut-être vous surprendre, mais ce n’est pas parce que nous vivons dans un pays qui nous donne le droit d’exercer notre culte librement et de penser librement, qu’il n’y aurait plus aucun obstacle à ce que nous vivions cette liberté au quotidien. En effet le plus grand adversaire de tous les temps qui s’oppose à l’exercice de notre liberté, c’est nous-mêmes. C’est nous-mêmes qui dressons des obstacles à notre liberté de penser, quand on se soumet si facilement à la pensée des autres plutôt que de réfléchir par nous-mêmes. C’est nous-mêmes qui cherchons si souvent des maîtres ou des dogmes qui nous indiqueraient le chemin à suivre, qui nous donneraient du prêt à penser.  Alors que Jésus dit de nous : « ils entendront ma voix et il y aura un seul troupeau et un seul berger ».

 

Je pense à cet homme de l’Evangile qui une fois guéri par Jésus voudrait se mettre à le suivre de façon servile, comme on suivrait un super gourou. Et là, à notre grande surprise, Jésus qui sent que la demande de cet homme n’est pas une demande qui va vers la liberté, lui dit : au contraire mon ami, va vers les tiens et rends témoignage de ce qui t’est arrivé. Autrement dit, Jésus l’envoie dans le monde pour que cet homme y exerce sa fonction de témoin, Jésus fait de cet homme un homme libre, et un homme au service des autres. Oui l’être humain que nous sommes, qui marche vers sa pleine humanité et plus encore vers son compagnonnage avec Dieu, l’être humain que nous sommes doit sans cesse lutter contre ses résistances intérieures à sa liberté de conscience et au sacerdoce universel auquel il est appelé.

 

1 Pierre 2

Je passe au deuxième texte, celui de Pierre, et plus précisément aux deux usages qu’il fait du terme grec que l’on traduit généralement par le terme sacerdoce, ce qui nous conduit à ceci au v.5 : « Vous-mêmes, comme des pierres vivantes, construisez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d'offrir des sacrifices spirituels, agréés de Dieu, par Jésus-Christ ». et au v. 9 : « Vous, par contre, vous êtes une lignée choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple que Dieu s'est acquis, pour que vous annonciez les hauts faits de celui qui vous a appelés des ténèbres à son étonnante lumière ». Le livre de l’Apocalypse mettra davantage encore l’accent sur la prêtrise de chacun  pour Dieu en disant : « A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, qui a fait de nous un royaume, des prêtres pour Dieu son Père, à lui gloire et pouvoir pour les siècles des siècles».

Ces textes qui nous conduisent à dire que nous sommes tous prêtres, signifient au moins deux choses que je vais souligner maintenant.

 

1. première chose : Quand on lit ici ou là que le sacerdoce universel établit une complète égalité entre croyants, il me semble que le mot « égalité » est piégé : Certes nous l’avons dit nous sommes tous égaux en ce que nous sommes tous de même nature devant Dieu, mais au sein de cette égalité, n’oublions pas que nous sommes appelés à discerner et à exercer différentes fonctions que Dieu établit pour le bien de son Eglise : l’exercice des différents dons que nous avons reçus fait aussi partie du sacerdoce universel. Alors rendons à Dieu le culte qui lui revient, et faisons un usage créatif de notre liberté sacerdotale.

 

2. deuxième chose : la prêtrise qui nous est commune, le sacerdoce qui nous est commun est le fruit pour tout chrétien de l’appel de Dieu, et fait de nous des sujets responsables devant Dieu et en dialogue avec lui. Nous recevons tous cette liberté nouvelle de nous approcher de Dieu, de répondre à son appel, de parler et d’agir en son nom, de prier et d’offrir notre adoration. N’attendons pas que quelqu’un s’approche de Dieu à notre place, comme si nous étions des chrétiens vivant par procuration. C’est une des prérogatives dont nous bénéficions les uns et les autres, que celle d’offrir notre vie à Dieu pour la mettre à son service.

 

Personne dans l’Eglise ou hors de l’Eglise, n’a le droit de s’approcher d’un autre en lui disant : c’est moi qui fait office de médiateur entre Dieu et toi, pour te dire ce que tu as à faire et comment il te faut servir Dieu. La liberté de conscience du croyant devant Dieu fait de lui une personne adulte et responsable. Il n’y a que Jésus le Christ qui soit établi comme médiateur entre Dieu et les hommes. C’est en cela qu’il existe un lien fort entre la marche vers la liberté de conscience et l’exercice du sacerdoce universel, car le ministère de Jésus certes nous rend libres et responsables, mais aussi il nous convoque chacune et chacun par une Parole dont nous avons tous à rendre témoignage. 

 

Je précise que cela n’atténue pas l’importance de la communauté chrétienne dans la vie du croyant. Le chemin qui conduit chacun(e) à exercer tel ou tel service confié par Dieu n’est pas un chemin solitaire, c’est un chemin solidaire. Nous sommes aidés, encouragés, interrogés par des frères et des sœurs, par une communauté chrétienne. Car c’est bien les uns avec les autres, c’est dans la complémentarité de nos différents appels, c’est dans l’accueil les uns des autres, c’est dans un esprit communautaire que notre sacerdoce, notre prêtrise à tous, est appelé à s’exercer dans une liberté de conscience vers laquelle nous avons à continuer de marcher

 

Amen

10/09/2016

Rendez-vous de septembre 2016 (mise à jour du 19/09)

Tous les mardis de septembre

18h 30 : au Fust rencontre de prières.

 

Vendredi 2

14 h : groupe de l’amitié, concert ‘’Brazil mon amour’’ avec G Marques et S Schaechtelin.

14 h 30 : rencontre préparatoire du voyage à Rivoli fin septembre.

 

Dimanche 4

10h15 : culte et baptême de  Victor Lachazette . Collecte pour l’entraide protestante.

 

Mercredi 7

9 h 30 : commission sociale.

20 h : gospel ensemble.

 

Jeudi 8

10 h 30 : réunion du bureau du conseil.

14 h : groupe visiteurs.

 

Dimanche 11

10 h 15 : culte de rentrée et journée des familles. Repas en commun et café des parents. C’est aussi la journée d’offrandes.

 

Mardi 13

14 h : réunion du comité œcuménique.

19 h : réunion du conseil presbytéral.

 

Mercredi 14

17 h : rencontre du groupe de préparation du 500 ème anniversaire de la Réforme.

 

Jeudi 15

20h 30 : groupe musique.

 

vendredi 16, samedi 17 et dimanche 18

Journées du patrimoine : voir programme.

 

Dimanche 18

10h 15 : culte.

 

Mardi 20

18h 30 : groupe de prière.

 

Mercredi 21

20h : groupe gospel.

 

Jeudi 22

Matin : pastorale GPS à Montélimar.

 

Vendredi 23

19h30 : au Fust, Groupe de jeunes

 

Samedi 24

20h 45 : concert orgue et voix à Sainte-Croix, Montélimar, au profit des sinistrés du séisme en Italie.

Journée pour dans les Gorges de l’Ardèche pour enfants de 6-15 ans : pour des précisions s’adresser au pasteur.

 

Dimanche 25

10h 15 : culte.

 

Vendredi 30

19 h : rencontre du groupe jeunes.

21 h : jumelage Rivoli.

 

Samedi 1er octobre

14 h : au Fust, rencontre évangile et liberté.

 

Jeudi 6 octobre

20 h : au Fust, rencontre sur la suite à donner aux repas 3x3 entre paroissiens.

Programme des Journées du patrimoine 2016 au temple de Montélimar les 16-17-18 septembre

 

Cliquez pour accéder au Flyer des Jouréee du patrimoine

16/07/2016

Exposition du peintre Max HUNZIKER du 5 au 14 août Temple de Montélimar de15h à 18h30

Cliquez ici pour un avant-goût de ses oeuvres

 

CHERCHER   L’ÉTERNEL

Méditation sur l'invisible

 

Le peintre zurichois Max HUNZIKER (1901 à 1976) a crée, au cours des dernières décennies de sa vie, plus d'une centaine de peintures à la détrempe sur les textes du mystique espagnol Jean de la Croix (Juan de la Cruz, 1542 à 1591), dont les poèmes et traités ont accompagné et profondément marqué la vie et l’œuvre de l'artiste. Sa veuve, Gertrud HUNZIKER, avait édité 115 de ces peintures à la détrempe en une petite édition facsimilés en 2009,  une vingtaine seront exposés dans le Temple de Montélimar .

Max Hunziker a été qualifié par Adolf REINLE (historien de l'art à Zurich) „de surréaliste chrétien“. Ceci caractérise bien Max Hunziker et son œuvre très large. Elle comprend des toiles et des gravures, des lithos et des vitraux dont beaucoup se trouvent aujourd'hui dans des collections publiques, des églises et des musées. Son approche de  l‘œuvre de Jean de la Croix tend „à rendre visible l'invisible“ - la pensée du mystique espagnol lui était particulièrement chère : Jean de la Croix avait décrit son expérience de Dieu comme une "nuit des sens", une "nuit de l'esprit“. Imaginez l'effort paradoxal d'un peintre du XXe siècle qui se passionne à mettre en scène et rendre visible ! une expérience spirituelle qui exige à enlever au monde visible sa visibilité, qui tend à ôter toute matérialité au monde matériel. Comment vouloir rendre visible ce qui s'oppose à toute visibilité ?

Les œuvres de Max Hunziker, présentées dans cette exposition, sont le fruit d'approches méditatives de textes poétiques et spirituels émanant de la méditation. Elles invitent, à leur tour, à la méditation. C'est ainsi que l'exposition d'art au Temple appelle tout visiteur à se laisser emmener sur un chemin spirituel qui – même sans connaissance particulière de l’œuvre de Jean de la Croix – lui réserve des découvertes spirituelles profondes !

L'exposition s 'ouvrira le vendredi 5 Aout à 18 h30 lors du vernissage et sera clôturée par un culte méditatif sur le thème : " Chercher l‘Éternel " le dimanche 14 Aout, présidé par le pasteur Jörg Meuth.

 

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Quelques oeuvres de Max Hunziker

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img_3408_1.jpgimg_3425_1.jpgimg_3463_1.jpg img_3444_1.jpgimg_3438_1.jpg img_3429_1.jpg  retour

31/05/2016

Rendez-vous de juin 2016

Jeudi 2 à 19h30

Réunion des bureaux du GPS au Fust.

 

Vendredi 3 à 14h

Groupe de l’amitié, Marie Durand par Jacqueline Cook, au Fust.

 

Dimanche 5 dès 9h30 (Journée d'offrande)

Fête d'été de la paroisse.
Attention une fois n'est pas coutume elle aura lieu au presbytère du Fust.
Le culte sera préparé avec les jeunes de la paroisse.

Pas de culte ce jour là au temple.

 

Mercredi 8 à 15h

Projection de diapo sur la vie de P et M  Durand à la manoudiere.

 

Jeudi 9 à 14h

Réunion des visiteurs, au Fust.

 

Vendredi  10 à 19h

Rencontre des jeunes au Fust.

 

Samedi 11 à 14h

Rencontre des lecteurs d’Evangile et Liberté au Fust.

 

Dimanche 12

- à 10h15, Culte dominical

- à 18h, Culte paix et guérison au temple.

 

Mardi 14 à 19h

Réunion du conseil presbytéral et réunion de prière au Fust.

 

Dimanche 19 à 10h15

Dimanche des familles à la Valdaine (lieu habituel à Puy St Martin).

 

Mardi 21 à 18h30

Réunion de prière au Fust.

 

Mercredi 22 à 20h

Groupe gospel au Fust.

 

Dimanche 26 à 10h15

Culte avec cène au temple.

 

Mardi 28 à 18h30

Réunion de prière au temple.

 

Et en avant-première, des dates pour le mois de juillet à retenir dès maintenant...

Jeudi 7 juillet

Début de la campagne de l’EPUdF  sur l’accueil des migrants.

Des informations plus précises seront communiqués ultérieurement.

22/05/2016

Rendez-vous de mai 2016

Mise à jour du 22 mai

 

Dimanche 22

La chorale de le faculté de théologie Jean Calvin donnera un concert au temple à 17h et chantera lors du culte le matin à 10h15.

 

Mardi 24

Partage biblique sur le paraclet dans la 1ère lettre de Jean, à 18h30 au Fust.

 

Conférence de Karen Smith en lien avec l'Imam Abdallah sur "la Fatiah et le Notre Père, introduction au dialogue islamo-chrétien", à 20h30 au temple de Bourg-les-Valence, 22 avenue Jean Moulin.

 

Mercredi 25

Gospel Ensemble à 20h.

 

Jeudi 26

Groupe de préparation du culte « paix et guérison », à 16h.

 

Vendredi 27

Rencontre de l’équipe jumelage, à 14h30, pour évoquer le déplacement de cet automne à Rivoli en Italie

 

Conférence à 18h30 à la salle paroissiale de l'église saint James, organisée par le comité œcuménique sur le thème de l'éducation de nos enfants en tant que chrétiens.

 

Samedi 28

Rassemblement de "femmes 2000'' à la Bégude de Mazenc espace Valdaine, sur le thème « Tu aimeras ton prochain, oui mais… ».

 

Notre grand ensemble de Montélimar-Le Teil et paroisses voisines organise un forum des spécialités de nos paroisses.
Pour le transport contacter Pierre André. 

 

Dimanche 29

Culte à 10h15, au temple.

(report sine die du culte café croissant prévu initialement pour cause de surcharge de programme).

 

Et en avant-première, des dates pour le mois de juin à retenir dès maintenant...

Dimanche 5 juin (Journée d'offrande)

Fête d'été de la paroisse.
Attention une fois n'est pas coutume elle aura lieu au presbytère du Fust.
Le culte sera préparé avec les jeunes de la paroisse.

Pas de culte ce jour là au temple.

 

Dimanche 12 juin

Culte paix et guérison à 18h, au temple.

Le culte dominical à lieu comme d'habitude à 10h15.

 

Dimanche 19 juin

Journée des familles à partir de 10h15 à Puy st Martin.

17/04/2016

Prédication du 17 avril 2016

Prédication de Pierre-André Schaechtelin

Texte : 2ème Épitre de Paul aux Corinthiens 12. 1 à 10

Lien vers le texte de la prédication

Texte de la prédication du 17 avril 2016

Deuxième Epître de Paul aux Corinthiens 12, 1 à 10

 

Texte biblique 

Est-ce que je dois me vanter ? Cela ne sert à rien ! Pourtant je vais parler de ce que le Seigneur m'a fait voir et m'a fait connaître. 

 

Je connais un disciple du Christ. Il y a 14 ans, Dieu a enlevé cet homme jusqu'au plus haut des cieux. Est-ce que c'était avec son corps ? Je n'en sais rien. Est-ce que c'était sans son corps ? Je n'en sais rien, mais Dieu le sait. Je le sais, Dieu a enlevé cet homme jusqu'au paradis. Est-ce que c'était avec son corps ou sans son corps ? Je n'en sais rien, mais Dieu le sait.

 

Là, il a entendu des paroles qu'on ne peut pas dire avec des mots. Ces paroles, personne n'a le droit de les répéter. Pour celui-là, je me vanterai. Mais pour moi, je me vanterai seulement parce que je suis faible. Si je voulais me vanter, je ne serais pas fou, je dirais seulement la vérité, mais je ne le fais pas. Ainsi, on me jugera, seulement en voyant ce que je fais, et seulement en entendant ce que je dis, sans rien de plus.

 

Ce que le Seigneur m'a fait connaître est extraordinaire. Alors, pour éviter que je me vante de cela, j'ai reçu dans mon corps comme une blessure : un envoyé de Satan est chargé de me frapper pour m'empêcher de me vanter. 

 

Trois fois, j'ai prié le Seigneur de me délivrer de cette souffrance. Mais le Seigneur m'a dit : « Mon amour te suffit. Ma puissance se montre vraiment quand tu es faible. » Donc je me vanterai surtout parce que je suis faible. Alors la puissance du Christ habitera en moi. C'est pourquoi les faiblesses, les insultes, les difficultés, les souffrances et les soucis que je connais pour le Christ, je les accepte avec joie.

 

Oui, quand je suis faible, c'est à ce moment-là que je suis fort.

 

Prédication

Une gêne

J’ai rarement été aussi gêné avec un texte biblique qu’avec celui que nous avons lu ce matin.

 

En disant cela, je pense surtout à la première partie de ce texte, où Paul relate une expérience très intime, très personnelle, qu’il a faite avec Dieu.

 

Cette expérience, qui est même située dans le temps, c'est-à-dire 14 ans plus tôt que la rédaction de sa lettre aux Corinthiens, elle est tellement intime que Paul lui-même a du mal à trouver les mots pour en parler.

 

Le Seigneur lui a fait voir et lui a fait connaître quelque chose… il l’a enlevé jusqu’au plus haut des cieux… avec ou sans son corps, Paul ne le sait pas très bien… ce qu’il sait par contre c’est qu’il a entendu à ce moment là des paroles que l’on ne peut pas dire avec des mots, et que l’on n’a même pas le droit de répéter.

 

Pourquoi relater cela ?

Mais si cette expérience est si mystérieuse, pourquoi donc Paul en fait-il état dans cette lettre aux Corinthiens ?

 

Serait-ce pour nous donner envie de vivre quelque chose de semblable ? Non, je ne pense pas. Pas un instant il insinue que son expérience devrait faire partie de la vie spirituelle des Corinthiens.

 

Serait-ce pour nous témoigner que sa propre vie spirituelle est riche en expériences ? ça, c’est bien possible, car les Corinthiens lui faisaient le reproche de ne pas être assez spirituel. C’est un comble, mais c’est la réalité.

 

Enfin, Paul raconte-t-il cette mystérieuse expérience pour dire qu’il pourrait s’en vanter, en tirer de l’orgueil ? ça, certainement, il le dit même clairement : « Si je voulais me vanter, je dirais la vérité… mais je ne le fais pas ».

 

Et il va encore plus loin sur la question de l’orgueil : il dit que pour éviter qu’il ne tire orgueil de son expérience, Il a reçu dans son corps comme une blessure : un envoyé de Satan chargé de le frapper pour l'empêcher de se vanter

 

Expérience et orgueil : comment gérer cela ?

A ce stade de ma prédication, je vous pose une question : Comment gérez-vous votre orgueil quand il pointe le bout de son nez au détour d’une expérience que vous auriez faite dans votre vie ?

 

Vous me direz : je n’ai jamais vécu ce que Paul a vécu… moi non plus ! Alors je vous réponds que justement, alors même que notre vécu est bien plus modeste que celui de l’apôtre Paul, il nous arrive quand même de tirer orgueil de notre vécu… Que faire avec cela ?

 

Que faire lorsqu’il nous semble être plus spirituels que tel ou tel frère (ou sœur) avec qui nous nous comparons ?

 

Que faire, quand nous percevons une vérité nouvelle dans notre vie avec Dieu, et que nous sommes convaincus d’être les seuls à l’avoir perçue ?

 

Que faire quand nous ressemblons au pharisien qui priait au temple à côté d’un homme de mauvaise réputation, en disant : Mon Dieu merci de ce que je ne suis pas comme cet homme, moi qui ne cesse d’accomplir des actes de justice ?

 

Que faire quand une réussite, un exploit, un accomplissement, que sais-je encore… ? nous monte à la tête, et que tout sentiment de modestie a disparu ?

 

Notre état d’esprit par rapport aux autres

Ne me comprenez pas mal : je n’ai rien contre le vécu de belles expériences spirituelles, ni contre la réussite de ce que nous entreprenons. Au contraire !

 

Ce que j’interroge c’est l’état d’esprit dans lequel cela nous met par rapport à ceux qui n’ont pas forcément vécu les mêmes choses.

 

Car c’est de cela que Paul a été tenté de se vanter : il risquait de tirer orgueil de son expérience, de se vanter de son vécu… mais comment, pourquoi, ne l’a-t-il pas fait ?

 

Comment témoigne-t-il de sa victoire sur l’orgueil ? Parce que c’est cela le cœur du témoignage que nous recevons de lui ce matin.

 

Paul ne vient pas nous dire : voilà l’extase que j’ai vécue ! Il vient nous dire : voilà ce que j’ai vécu et voilà comment Dieu m’a permis de ne pas en tirer orgueil.

 

Une blessure au service de la modestie

Je relis avec vous le verset 7 : « Ce que le Seigneur m'a fait connaître est extraordinaire. Alors, pour éviter que je me vante de cela, j'ai reçu dans mon corps comme une blessure : un envoyé de Satan est chargé de me frapper pour m'empêcher de me vanter »

 

J’ai reçu, dit-il, dans mon corps une blessure, pour éviter que je ne me vante de mon expérience spirituelle.

 

Cela me fait penser à ce que dit ailleurs le même apôtre Paul : il dit « si j’avais même la science de tous les mystères… et toute la connaissance… si j’avais même la foi jusqu’à transporter des montagnes… si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien.

 

C’est ainsi que nous avons à mettre toute notre vie chrétienne en perspective : autrement dit : quelle que soit la beauté de nos expériences spirituelles, quelle que soit le délice de notre vie intérieure, quelle que soit la réussite de nos entreprises… si nous n’avons pas l’amour, et la modestie qui en fait partie, nous ne sommes rien.

 

C’est pourquoi dit Paul, pour éviter que je ne me vante de mon expérience spirituelle, j’ai reçu dans mon corps une blessure, qu’il appelle même un envoyé de Satan au service de sa modestie !

 

Voilà simplement comment cet homme que certains qualifient de grand homme, même si Paul n’aurait pas aimé cette appellation… voilà comment ce serviteur de Christ interprète la faiblesse dont il est atteint.

 

Un message contraire à celui du monde

Ce qui est dit là est contraire à tout le discours ambiant que notre monde nous offre. Là où on nous dit que la réussite consiste à être beau, riche et en bonne santé, Paul vient nous dire qu’il vaut mieux être malade et modeste que bien portant et enflé d’orgueil.

 

Avec cette parole, nous avons un exemple du renversement que produit l’Evangile dans la vie d’une personne. C’est simplement que la réussite aux yeux du monde n’est pas la réussite aux yeux du Christ.

 

Je me rends compte au point où j’en suis arrivé avec vous ce matin, que je commence tout juste d’amorcer la question de la maladie et de la guérison… il va donc me falloir une deuxième prédication, dimanche prochain, pour parler des trois derniers versets de notre texte.

 

Mais ne soyons pas trop déçus : au point où nous en sommes arrivés, nous comprenons qu’il vaut mieux parfois faire l’expérience de la faiblesse et rester proche de Dieu que de faire l’expérience de la force et s’éloigner de lui.

 

Quant à dimanche prochain, je vous laisse avec une question simple pour vous y préparer : Jusqu’à quel point nous faut-il prier pour surmonter nos faiblesses ?

 

C’est à mes yeux tout l’enjeu des versets 8 à 10 de notre passage, relisons-les tranquillement durant la semaine qui vient. Amen