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26/10/2014

Prédication du 26 octobre 2014

Prédication d'Alain Becker sur le thème : Sainte Colère

Textes :

- Livre de Job versets du chapitre 32 connus sous le nom de "Discours d'Elihou".

- Évangile de Marc chapitre 1 versets 39 à 45

Lien vers le texte de la prédication

24/10/2014

Texte de la prédication du 24 octobre 2014

LECTURE  BIBLIQUE  I 

 

Livre de Job, les versets du chapitre XXXII connus sous le nom de « discours d’Élihou »

 

Les trois_hommes cessèrent de répondre à Job, parce qu’il se regardait lui-même comme juste. Alors s’enflamma la colère d’Élihou… Sa colère s’enflamma contre Job parce qu’il se disait juste devant Dieu. Sa colère s’enflamma contre ses trois amis, parce qu’ils ne trouvaient rien à répondre et que, néanmoins, ils condamnaient Job. Comme ils étaient plus âgés que lui, Élihou avait attendu pour parler à Job. Mais Élihou avait vu que ces trois hommes n’avaient plus de réponse à la bouche, et sa colère s’était enflammée.

 

Élihou… dit : je suis jeune, et vous êtes des vieillards. C’ est pourquoi j’ai tremblé et j’ai craint de vous expliquer mon savoir. Je me disais: « l’âge avancé saura parler, le grand nombre des années fera connaître la sagesse ». Mais en réalité, dans un homme, c’est l’esprit, le souffle du Tout-Puissant qui lui donne l’intelligence ; beaucoup d’années ne donnent pas la sagesse, et ce ne sont pas les vieillards qui comprennent le droit…

 

Moi je veux expliquer mon savoir car… l’esprit me presse au-dedans de moi. Au-dedans de moi c’est comme du vin sous pression, comme des outres neuves qui vont éclater. Je parlerai donc pour respirer à l’aise, j’ouvrirai mes lèvres et je répondrai. Je ne ferai pas de considération de personne et je ne flatterai pas un être humain car je ne sais pas flatter et que mon Créateur me gronderait bien vite ! ».

 

 

LECTURE  BIBLIQUE  II 

 

Évangile de Marc, chapitre I, versets 39 à 45 dans la traduction œcuménique de la Bible

 

Jésus alla par toute la Galilée : Il prêchait dans leurs synagogues et chassait les démons. Un lépreux s’approcha de Lui, le supplie et tombe à genoux en disant : si Tu le veux, Tu peux me purifier ! Pris de pitié, Jésus étendit la main et le toucha. Il lui dit : Je le veux, soit purifié ! À l’instant, la lèpre le quitta et il fut purifié. S’irritant contre lui, Jésus le renvoya aussitôt. Il lui dit : garde-toi de ne rien dire à personne, mais va te montrer au prêtre … : ils auront là un témoignage.

 

Mais une fois parti, le lépreux guéri se mit à proclamer bien haut et à répandre la nouvelle, si bien que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville et restait dehors en des endroits déserts. Et l’on venait à Lui de toutes parts.

 

Seigneur, Ta Parole est la Vérité. Sanctifie-nous par Ta vérité.

 

 

PRÉDICATION

 

Dans le récit de la guérison du lépreux, tout au début de l’ Évangile de Marc, se trouve une mention tellement choquante que, depuis deux mille ans, les copistes font tout pour la cacher. Dans certaines traductions il est dit que Jésus S’est mis en colère, dans d’autres que Jésus parla avec sévérité. La traduction œcuménique a choisi la voie médiane de Jésus qui s’irrite. Nos traductions d’aujourd’hui disent: pris de compassion, Jésus toucha le lépreux. Mais la traduction littérale des manuscrits dit : Jésus, en colère, toucha le lépreux… La langue française a tiré de cet épisode l’expression courante : sainte colère.

 

Mais un Jésus en colère, est-ce bien correct ?

 

L’Évangile n’est pas du tout « religieusement correcte ». Ce n’ est pas un conte de fées avec des personnages généreux, parfaits, ne se mettant jamais en colère, toujours disponibles, pleins d’amour, de douceur et de foi. Dans la Bible, il est 75 fois question de la colère de Dieu, 44 fois divers groupes se mettent en colère, 10 fois des personnes sont pris de colères noires, comme Moïse, grand prophète parmi les grands s’il en est. Jésus Lui-même n’est pas ce personnage « peace and love », doux, toujours conciliant, planant hors du monde et des sentiments humains dans une sorte de trip spirituel.

 

Les bonnes âmes pieuses veulent cacher le Jésus réel, le Jésus qui vit comme nous, le Jésus qui a des craintes, des désirs, des joies, des peines, des pleurs et des sentiments. Pourtant, tout cela n’empêche absolument pas que Jésus soit de nature divine. Au contraire, cela donne du sens à Sa divinité et nous dit que l’incarnation n’est pas une simagrée, que le divin ne s’ oppose pas à l’humain mais qu’il le complète et le transcende.

 

POURQUOI  JÉSUS  AURAIT_ÉTÉ  EN COLÈRE  CONTRE  LE  LÉPREUX ?

 

Il y a trois raisons à cela.

 

1) La première est que le lépreux force la main à Jésus. En effet, la lèpre était, dans les conditions d’hygiène de l’époque, très contagieuse. C’est pourquoi un lépreux devait rester à distance de tout le monde. En s’approchant de Jésus, le lépreux le contamine et Le rend impur selon la Loi.
Alors, à partir de ce moment là, il n’y a plus que deux possibilités pour Jésus : soit se trouver condamné à vivre, avec le lépreux, la même vie que les lépreux, soit le guérir.

 

2) La deuxième raison est que guérir un lépreux était très compromettant. À l’époque, guérir un lépreux, c’était ressusciter un mort, c’était un signe messianique. Opérer cette guérison était pour Jésus une sorte de coming out. C’était affirmer publiquement qu’Il était le Messie, chose qu’Il n’était apparemment pas prêt à faire tout de suite.

 

3) Les religieux de l’époque pensaient que la lèpre était une juste punition divine, la conséquence d’un péché, d’une impureté religieuse. Accepter de guérir un lépreux sans autre forme de procès, c’était brader le pardon de Dieu…

 

Ainsi, Jésus savait qu’en acceptant de guérir le lépreux, Il se condamnait à être vu comme le Messie et à Se mettre à dos toutes les autorités religieuses du pays.

 

Est-ce que, dans ces conditions, accepter de Se faire forcer la main par le lépreux est ce qui a mis Jésus en colère ? On ne sait. Quoi qu’il en soit, ce qui est à remarquer, c’est que Jésus a quand même guéri le lépreux. Cela a eu, pour Lui Jésus, un coût important (et Sa réaction montre qu’Il en avait tout à fait conscience). Cependant Jésus agit quand même… Pour nous cela est une leçon : quand nous donnons, quand nous servons, cela ne doit pas être fait avec une calme indifférence. Croire et servir sont des luttes, contre soi-même, au besoin contre les autres, en tout cas contre le fil trop lisse de la prudence raisonnable !

 

LA  CHARITÉ  C’EST  DE  LA  COLÈRE !

 

Il y a une autre issue pour ceux qui préfèrent ne pas attribuer à Jésus des sentiments trop humains ou pas tout à fait comme l’exige la morale plan plan des enfants de chœur. Cette autre issue, c’est de penser que la colère de Jésus n’était pas dirigée vers le lépreux, mais contre sa situation. Jésus a peut-être été pris d’un immense sentiment de révolte en voyant cet homme souffrant d’une telle maladie et surtout en le voyant rejeté par les autres à cause de cette maladie – sans que la société ou la religion lui apporte la moindre compassion. Non seulement le lépreux était malade, mais en plus il était condamné à vivre dans la plus extrême pauvreté, comme une bête, loin des villes, à l’écart de ses concitoyens, privé de toute pratique religieuse, interdit d’accès au Temple, etc.

 

Oui, c’est en voyant comment les religieux culpabilisaient cet homme parce qu’il était malade, que Jésus a pu se mettre en colère et qu’Il a pu prendre le risque de faire un acte de guérison particulièrement compromettant, et qu’Il a envoyé ensuite le lépreux vers les prêtres afin de leur servir de leçon.

 

Cette interprétation est celle du courant de pensée appelé le christianisme social pour qui la tolérance est une bonne chose quand_il s’agit de foi ou d’appartenance politique. Mais, pour ces chrétiens sociaux (ACAT, William Booth, CIMADE, abbé Pierre, Albert Schweitzer), il y a dans notre société de l’intolérable, des révoltes nécessaires, des combats à mener et de saintes colères créatrices.

 

« Au déclin du XIXème siècle agonisant dans une Europe fatiguée et blasée, religieusement exsangue, Willian Booth crée l’ARMÉE DU SALUT (1878) comme une formidable révolte démocratique et spirituelle en une explosion de vie, de joie, de certitude et d’enthousiasme » (Wilfred Monod). Dans son manifeste, Booth écrit (traduction par Frédéric Dard) : « Il n'y-a qu’une vertu au monde, la charité ! Et la charité c’est de la colère car la charité consiste à s’indigner. La charité ce n’est pas de pleurnicher sur la misère du monde, mais de la combattre ! La charité n’est pas humble, elle est belliqueuse ! La charité c’est de l’amour ! Et en amour, il ne faut pas s’aplatir, car c’est inopérant et négatif ! La carpette ? Jamais ! Dieu a horreur des serpillères ! ».

 

Ceci bien sûr est en relation avec le passage du début du Nouveau Testament (Matthieu V/13-16) qui parle du sel de la Terre, et aussi avec le passage de la fin du NT (Apocalypse III/ 16) : Je connais tes œuvres : tu n’es ni froid ni bouillant ! Ainsi, parce que tu es tiède et que tu n’es ni froid ni bouillant, Je vais te vomir de ma bouche !

 

Face à la signification profonde de tels propos, nous ne pouvons que nous réjouir du choix récent de la FONDATION NOBEL pour ses lauréats 2014.

 

Il s’agit d’une part d’une gamine musulmane que des extrémistes obtus ont tenté d’assassiner car elle leur apparaissait comme un grave danger : celui d’être le parangon des femmes éduquées, instruites, libres de penser et de savoir.

 

Il s’agit d’autre part d’un hindouiste risquant sa peau plus souvent qu’à son tour pour arracher des enfants à l’esclavage d’un travail précoce les privant de tout épanouissement – de quelque nature qu’il soit.

 

Oui, les chrétiens n’ont pas le monopole de la Justice ! C’était déjà ce que clamait Madame Rosa Parks en refusant, le 1er décembre 1955, de se lever d’un bus de Montgomery où seuls les blancs, tous protestants faut-il le préciser, avaient le droit de s’assoir ! De sa sainte colère est né le Mouvement des droits civiques qui va révolutionner les États Unis d’Amérique sous la conduite d’unpasteur de 26 ans : Martin-Luther King.

 

À ceux qui douteraient de la capacité de nos Églises réformées à générer encore de telles colères libératrices, permettez-moi de rappelerqu’à seulement deux heures d’ici, en Vaucluse, sur la rive septentrionale de la Durance, se trouve le village de Mérindol, célèbre pour être le lieu emblématique du massacre des vaudois en 1545. Au bord de la route départementale 973 se trouvent côte à côte les vestiges des maisons d’où ont émigré en 1685 deux familles huguenotes célèbres. La première est celle du pasteur Daniel Malan (1874/1959) qui a instauré le régime d’apartheid en Afrique du Sud à partir du 26 mai 1948. La seconde est celle de Frédérik de Klerk (né en 1936), forme afrikaner du provençal « Leclerc ». Ce de Klerk, devenu président de la République Sud-Africaine, abolit l’apartheid le 30 juin 1991 suite à une « sainte colère » née vingt ans plus tôt au contact épineux des amis politiques de Daniel Malan…

 

 

Voyez-vous, frères et sœurs, de fortes colères peuvent être libératrices !   Que le Seigneur nous soit en aide afin que nous sachions discerner les saintes colères que nécessitent aujourd’hui, que nécessiteront à coup sûr demain, les situations_alentours !

13/10/2014

Communiqué de presse du Scoutisme Français, 30 septembre 2014

Lien vers le communiqué

Rendez-vous de la semaine du 13 octobre au 19 octobre 2014

Mardi 14 octobre à 18h45 au Fust

 

- Réunion de « prière et partage »  (1er étage)

 

- Conseil Presbytéral  (Arc en Ciel)

 

 

Mercredi 15 octobre à 20h00 au Fust

 

- GOSPEL (chorale Gospel ouverte à tous)

 

 

Samedi 18 et Dimanche 19 octobre

 

- Week-end éclaireurs

 

 

Dimanche 19 Octobre à 17 h 00 au Temple de Montélimar

 

Concert dit "de la Réformation" (libre participation),

Il sera assuré par: Alain Girard à la flûte , Sylvie Jeannerot à la viole de gambe et de Muriel Gontard au clavecin.

Le programme comprend des sonates de J.B. Loeillet, A. Corelli . Un trio Telemann et une chaconne de J.Morel mettront en dialogue de façon concertante ces 3 instruments. Vous pourrez aussi entendre des pièces pour flûte ou clavecin solo de Van Eyck et J.K Fisher.

Les interprètes sont tous les trois professeurs au Conservatoire Musique et Théâtre de Montélimar Sésame.

Informations : Muriel Gontard.

 

Vendredi 22 octobre à 20h00 au Fust

 

Réunion des animateurs et hotes pour organiser les Itinéraires Spirituels de l’ année (info : Christiane Nani)

 

 

 

 

 

03/10/2014

Rendez-vous de la semaine du 29 septembre au 05 octobre 2014

Réunion de prière mardi 30/09 à 18h45 au Fust

 

Réunion du groupe de l'amitié vendredi 3/10

 

Mise en place de l'itinéraire spirituel : Christiane Nani invite les animateurs à se faire connaître et va programmer une réunion de préparation ; réserver dès à présent la soirée du 12 novembre pour la conférence de Michel Bertrand qui ouvre ce cycle.

 

 Information complémentaire : Le dimanche 28 septembre a débuté le cycle de catéchèse avec la présence de familles et d'enfants du Puy-St-Martin-La Valdaine, marquant un début de coopération "en Ensemble".